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A la croisée des chemins qui mènent de l’ombre à la lumière, il suffit parfois de quelques accords posés sur une guitare pour déchirer le voile d’obscurité qui pèse sur nos épaules, pour nous embarquer dans un road-trip qui sent bon l’asphalte brûlant et les échappées au long cours. 

Comme ces notes limpides composant sans en avoir l’air, sans en rajouter des mélodies envoûtantes aux contours saturés, qui sortent de l’imaginaire de Gabriiel, auteur, compositeur et multi-instrumentiste aux vies musicales multiples - récompensé ainsi par un “Web Award” en 2008 et ayant joué sur les plus belles scènes françaises, du Bataclan aux Docks de Marseille en passant par le Théâtre Antique de Vienne, avec Maxxo, son précédent projet ! 

- et à l’inspiration faite d’instinct et d’énergie. Impossible de lui coller une étiquette sur le dos car, avec quelques camarades de jeu, il s’ingénie à ne suivre que son envie, nous caressant de sa voix chaude pour nous envelopper délicatement et nous conduire vers un ailleurs unique, sentier musical que peu empruntent et qui, pourtant, est de ceux qui sont le plus à même de nous procurer quelques beaux frissons. 

Au gré des titres, ceux de ce premier EP mais aussi ceux qu’il murmure à l’oreille des spectateurs lors de ses concerts, Gabriiel dresse une carte des plus originales, avec montagnes et vallées, longues lignes droites et, parce qu’il faut bien sortir des sentiers battus de temps à autres, quelques chemins non carossables qu’il fait bon parcourir à toute vitesse. 

Car si la teinte dominante est folk et blues, quelques belles nuances de pop et de rock viennent donner à l’ensemble une couleur unique, divin mélange propice aux introspections et aux rêveries délicates. Une expérience sensitive étourdissante qui trouve une ampleur supplémentaire sur scène, là où tout a commencé, là où tout prend une autre dimension à grand renfort de vitalité et d’énergie, et où, entre guitares sensibles et batterie caressante, il peut, de sa voix devenue instrument à part entière, devenir le meilleur vecteur qui soit pour procurer des sensations exquises. 

Avec «Light in the Dark», premier EP en forme de manifeste, Gabriiel enfonce le clou et nous offre une galette incandescente, brûlante à souhait, condensé de blues et de folk, véritable moment volé à l’éternité qui nous envoie, en cinq titres seulement et alors qu’on s’attendait à s’enfoncer dans un crépusculaire univers, là où le soleil brille plus fort et réchauffe instantanément même les corps les plus affaiblis. 

Cinq titres puissants et magnétiques qui nous donnent des envies d’ailleurs, des désirs de routes chauffées à blanc par un soleil égoïste, des pulsions de breuvages enivrants pris le cœur léger paisiblement posé dans une atmosphère enfumée. 

Cinq titres qui remuent ce qu’il y a de plus viscéral en nous et, l’espace d’un EP jouant la carte de la simplicité, nous font sentir un peu plus vivants.
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