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Un riff qui s’élance dans le ciel, virevolte et semble ne jamais vouloir cesser de vibrer, vite suivi par le staccato d’une batterie aux rythmes lourds, propice à l’envoûtement et à l’introspection, onde de choc qui nous submerge et crée en nous une transe que rien ne peut venir suspendre, nous propulsant dans un univers qui fait du rock aussi bien un vecteur de sensations fortes que de réflexion sur ce monde qui avance frénétiquement sans se soucier du lendemain. 

Suivre ce chemin, quelque peu différent de celui qui nous est généralement proposé, c’est aller à la rencontre d’un duo explosif qui fait de ses mélodies, viscérales et fiévreuses, une route entre ombres et lumière, soleil et nuit. 

Hydre rock à deux têtes, MamaKilla (prononcez Mama Kiya car il n’est point question ici de matricide) nous invite à une délicieuse plongée dans un rock qui oscille, au gré des titres et des chevauchées au long cours d’une guitare étourdissante, entre pop et noise, paradoxal mélange qui donne au duo bordelais une saveur inédite. 

Quelques samples, deux trois effets par ci par là, leurs titres jamais ne se complaisent dans la monotonie ou le classicisme, et, entre onirisme et énergie, parcourent le spectre rock sans jamais tomber dans les clichés ou la redondance. En se positionnant sous l’ombre protectrice de Mama Quilla, cette déesse inca représentant la Lune et la féminité, Stéphane et Boris d’emblée s’éloignent des habituelles sonorités et thèmes du genre pour explorer un continent où se mêlent amour et insouciance, rêves et sentiments, visible et invisible, espace à parcourir et inéluctable à accepter. 

Oscillant entre espoir et fatalité, MamaKilla nous propose des sonorités qui secouent autant le corps que l’esprit, parfois brutes et primitives, parfois, au contraire, planantes et intenses, laissant une trace immédiate et durable chez ceux qui reçoivent leur musique. 

Fort logiquement, c’est sur scène, que le groupe arpente sans relâche depuis quelques années avec le soutien de la smac bordelaise Rock School Barbey, que son univers trouve sa dimension propre, s’échappant en permanence du strict cadre rock pour aller flirter avec le grunge ou le rock psyché, plongeant ses spectateurs dans une ambiance aussi intimiste q’étourdissante, où les têtes ne peuvent s’empêcher de bouger de haut en bas 
- et inversement ! 
- au fil de morceaux qui ne laissent aucune place à l’ennui. 

Alors, puisque tous, plus ou moins consciemment, nous nous acheminons vers une issue des plus fatales, plaçons-nous à notre tour sous la protection de Mama Quilla et, portés par la puissance sonore et évocatrice de ses deux prêtres, plongeons à corps perdu vers un peu de sagesse immémorial et beaucoup de bonheur auditif...
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